L’enquête sur l’affaire ukrainienne n’a pas entamé le crédit du président américain dans sa base électorale.
La procédure de mise en accusation de Donald Trump a franchi un premier obstacle le 31 octobre, avec un vote favorable de la Chambre des représentants. Ce vote, pourtant, ne peut qu’alimenter les interrogations à propos d’une démarche qui, pour l’instant, reste l’otage d’une polarisation politique sans guère de précédents.
Tout, dans l’affaire ukrainienne, se transforme progressivement en « test de Rorschach ». Autrement dit, chacun y voit ce qu’il a envie d’y voir, à commencer par la lecture qui peut être faite de la conversation téléphonique entre le président des Etats-Unis et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, le 25 juillet. C’est cet échange qui est à l’origine du signalement d’un lanceur d’alerte, initialement bloqué par le département de la justice.
Issiaka SEOGO
Correspondant à New York
