Communauté musulmane – Médiateur du Faso Curieux rebondissements

Alors que nous nous attendions à une entente mutuelle et cordiale entre parties opposées au sein de la Communauté musulmane par l’intervention du Médiateur du Faso, la communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), avec à sa tête El Hadj Abdoul Rasmané Sana, a animé une conférence de presse au cours de laquelle, elle a dit son désaccord sur la démarche de l’institution dirigée par Dame Saran Serémé. Son institution est accusée d’immixtion dans la crise interne de leadership au sein de la communauté religieuse et dans l’organisation de la prochaine élection du président de la CMBF.

Nous crûmes pourtant, tout comme le prétend le camps de El Adj Abdoul Ramané Dana que les négociations de la Médiateur du Faso  << ouvrait une voie salvatrice à  l’organisation d’un congrès ordinaire de présentation de bilan du dernier mandat et à l’élection d’une nouvelle équipe dirigeante de la CMBF>>.

Surprise !

Le 13 dernier, Saran Séremé est accusée d’immixtion, et de démarches contradictoires qui visent à terme désigner  une personne qui dirigera une transition à la tête de la CMBF..

L’équipe plaignante des immixtions de l’institution publique considère que << ni les textes encadrants les associations au Burkina Faso, ni ceux de la CMBF n’autorisent l’immixtion d’un responsable d’institution dans les affaires internes d’une association sans son accord».

Selon l’équipe de El Adj  Abdoul Rasmané, ce que la CMBF souhaitait c’est << qu’on convoque les différentes représentations musulmanes des 45 provinces à un congrès qui choisira celui-là qui va conduire la CMBF».

Et pourtant, entre les membres de cette même CMBF il n’ y avait plus d’accord possible, il  y avait que inimitiés.

Que faire donc ?

Un gros dilemme pour l’État et le Médiateur du Faso qui pensaient avoir trouvé une solution le 12 Octobre 2020 par correspondance 2020/603/MATDC/SG/DGLPAP portant ‘’ Désignation pour la mise en place  d’un comité provisoire de la CMBF”.

 Cette dernière lettre prenait sans aucun doute en compte de l’impossibilité de dialogue entre les protagonistes afin d’assurer une alternative crédible à la tête de la communauté.

Mais si on doit prendre aux mots les intervenants du 13 dernier, le Ministre Siméon Sawadogo n’avait pas le droit d’adresser une lettre aux parties en conflit au sein de la CMBF et apaiser les tensions, même si il est garant de la sécurité intérieure.

Alors question !

Dans ce cas de bisbilles et de détérioration du climat entre principaux acteurs de la CMBF ; laquelle des parties en conflit peut  prendre l’initiative de convoquer un congrès avec les représentants des 45 provinces sans qu’il n’y ait pugilats et troubles à l’ordre public ?

Les institutions de l’État doivent-ils rester à observatrices face à un conflit sans fin qui pourrait mettre en péril la cohésion sociale et la paix ?

Nous sommes dans un État de droit.

François KOMBASSERE

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